↑ Retour à A voir au Japon !

Kanazawa, la nouvelle perle touristique de l’ouest japonais

Épargnée par la guerre et les catastrophes naturelles, Kanazawa permet de découvrir un autre Japon. Riche de son histoire et d’un patrimoine culturel original, la « petite Kyoto », comme elle est parfois appelée, est inscrite dans les domaines de l’artisanat et de l’art populaire au réseau des villes créatives de l’Unesco.

Le 14 mars 2015, le prolongement de la ligne de Shinkansen Hokuriku a été mis en service. Il permet désormais de rejoindre Toyama, Kanazawa, et au delà le long de la côte de la Mer du Japon. Le premier tronçon, inauguré pour les Jeux Olympiques d’hiver de 1998 permettait déjà de rejoindre Nagano depuis Tokyo.

kanazawa_W7_series_set_W3_20150207
i北陸 (i Hokuriku) – Wikipédia

L’originalité de cette ligne de Shinkansen est d’être détenue par deux compagnies : la JR East et la JR West, à l’image de son tracé qui traverse le l’île d’Est en Ouest.

Une prolongation reste en projet pour relier Osaka à l’horizon 2025.

Kanazawa, c’est où ?

Située « de l’autre côté du Japon » quand on parle de Tokyo, Kanazawa est sur la côte ouest de l’île de Honshu.

kanazawa_train_map
 Crédit photo : Ville de Kanazawa

Pour comprendre ce que ce prolongement change pour la ville, il faut savoir qu’avant il fallait 4 heures depuis Tokyo pour y accéder et pas aussi simplement que par un train unique et direct. Autant dire que cette partie du Japon restait assez fermée au tourisme et pourtant elle ne manque pas d’intérêt, loin de là.

Il est à noter que Kanazawa est aussi accessible depuis Osaka pour ceux qui auraient choisi le Kansaï et Kyoto pour leur voyage au Japon. De même, des Limited Express permettent de la rejoindre depuis des villes comme Nagoya ou Gifu (plus d’infos : jprail.com).

kanazawa_train_time

Source : Kanazawa Accès

Et en terme de prix ?

Standard class
(sans réservation)
Standard class
(avec réservation)
Green Car
(1ère classe)
Gran Class
(Business class)
Tokyo ⇔ Nagano 7 680 ¥ 8 200 ¥ 10 770 ¥ 15 910 ¥
Tokyo ⇔ Toyama 12 210 ¥ 12 730 ¥ 17 360 ¥ 25 580 ¥
Tokyo ⇔ Kanazawa 13 600 ¥ 14 120 ¥ 18 750 ¥ 26 970 ¥

S’agissant de ligne Japan Rail, le JR Pass est évidement fonctionnel.

kanazawa_gare_08_2006
 Gare de Kanazawa – Photo : Blues Davis Paris / Wikipédia

Un peu d’histoire

Capitale de la préfecture d’Ishikawa, Kanazawa en est aussi le centre économique et culturel. La ville, peuplée de 465 000 habitants aujourd’hui (octobre 2014), s’est développée autour du Château et du jardin Kenrokuen. Elle dispose, comme toute grande ville japonaise de province, de nombreux quartiers aux charmes divers, aussi bien historiques que commerciaux ou de divertissement. Ces quartiers sont l’histoire de la ville et leur découpe est à l’image des castes sociales y vivant lors de son développement à l’époque Edo.

Les origines du nom de Kanazawa remonteraient à une légende de Togoro Imohori. En effet, celui-ci aurait appelé « Kanearaisawa » (lit. Marais du lavage de l’or) le marais dans lequel il lavait ses feuilles d’or. La ville est aujourd’hui une référence, et quasiment l’unique productrice, de feuilles d’or à travers le Japon, matériaux au combien utilisé pour orner les temples.

Le rayonnement de la ville se fait principalement ressentir à partir de 1583, année ou Tohiie Maeda, vasal d’Hideyoshi Toyotomi qui dirige à l’époque le « pays », s’installe au château. Le règne de la famille Maeda a duré 300 ans et quatorze générations. Durant cette période la ville bâtit sa puissance sur la culture du riz, ainsi que sur la promotion des arts (teinture de tissu Kaga-Yuzen, laque Kanazawa-Shikki, incrustation sur métal Kaga-Zogan, poterie Ohi-Yaki, mais aussi céramique et papier d’art) et de la culture (théâtre No, cérémonie du thé). Ce développement culturel doit beaucoup à la forte présence de samouraïs dans la ville : dans un Japon pacifié, ceux-ci ont petit à petit glissé de l’art de la guerre vers l’art du commerce et profité de leur fortune et de leur temps libre en s’intéressant et en développant la culture.

Mais Kanazawa rate le coche de la modernisation du Japon lors de l’ouverture du pays en 1868, ce qui la reléguera dès lors à un simple rang de ville de province.

La date du 1er avril 1889 marque la naissance de la ville moderne de Kanazawa.

kanazawa_9-20
 Crédit photo : Ville de Kanazawa – Katamachi et Korinbo

Beaucoup de tourisme

Kanazawa fait partie de ces villes japonaises qui ont fait un véritable effort envers les touristes du monde entier. Outre un site web clair et accessible en 8 langues, des petits guides de visites sont disponibles… en français !

kanazawa_tourisme1 kanazawa_tourisme2

Les deux lieux les plus connus de la ville sont son Château et le jardin Kenrokuen.

L’histoire du Château commence au 14ème siècle et est intimement liée à l’histoire des Samouraïs de la région. En effet, celui-ci a été érigé par une alliance de samouraïs et de paysans armés, appelés les révoltés de Kaga Ikko-Ikki et formant une sorte de république autonome locale… jusqu’en 1583 et l’installation de Tohiie Maeda.

Celui-ci a été ravagé par un terrible incendie en 1881.

kanazawa_2-02
 Crédit photo : Ville de Kanazawa

Site du Château de Kanazawa.

Parmi les quartiers remarquables à visiter se trouve Higashi Chayagai, sorte de quartier des Geishas. Le nom de ce quartier fait écho à sa position à l’est (higashi) et à la prédominance des « chayas », ces maison de thés traditionnelles japonaises en bois. Visiter ce quartier, c’est faire un saut dans le temps, loin de la modernité, plus de néon ni de fil électrique. Trois maisons de thé reconverties en musées s’y visitent, notamment la Maison Shima (9h – 18h / 400 Y).

kanazawa_3-07
 Crédit photo : Ville de Kanazawa

Le quartier Kenrokuen-Hirosaka est celui qui abrite le jardin Kenrokuen, estimé comme l’un des trois plus beaux du Japon. Son histoire débute avec le cinquième seigneur du clan Maeda pour se développer au fil des générations et prendre son nom définitif en 1822. Ce jardin est, selon une tradition chinoise, celui aux « six aspects » ou « six principes » : l’espace et le recueillement, l’excellence technique et l’évocation d’un état naturel, les cours d’eau et les panoramas. On peut y admirer une originalité : la technique du yukitsuri qui consiste à suspendre les branches à un grand mat afin qu’elles ne croulent pas sous le poids de la neige en hiver.

Compter 310 Y pour la visite du jardin qui est ouvert entre 7h et 18h l’été / 8h – 17h l’hiver. Gratuit et jusqu’à 21h pendant l’Hanami.

kanazawa_1-08
 Crédit photo : Ville de Kanazawa

Site du Jardin Kenrokuen.

Le quartier Nagamachi Bukeyashiki était celui de résidence des samouraïs. Parfaitement conservé, ce quartier est aujourd’hui un hâve de paix, véritable carte postale de l’époque Edo. Il est traversé par le canal d’Onosho, un des nombreux canaux que possédait la ville, à la fois moyen de transport, point d’eau pour les jardins, mais aussi assurance contre les incendies qui représentaient un véritable danger pour l’ensemble de ces constructions en bois. Là encore, certaines de ces demeures devenues des musées se visitent, la plus éclatante étant certainement la résidence du clan Nomura (8h30 – 17h30 / 16h30 l’hiver / entrée à 500 Y).

kanazawa_5-06
 Crédit photo : Ville de Kanazawa

A découvrir également, le marché Ômichô.

kanazawa_9-08
 Crédit photo : Ville de Kanazawa – Marché Omicho

Au sud de la ville se trouve le quartier des temples Teramachi. On note parmi ceux-là le Ninja-ja (Temple Ninja, mais aucun lien avec les assassins du même nom, Myoryuji Temple de son vrai nom – 800 Y). L’intérieur du temple ne se visite pas, sauf sur réservation. On y trouve également le Sanctuaire Oyama construit pour honorer Toshiie Maeda, ou encore le Temple Daijō-ji, temple bouddhiste zen situé à flanc de colline et encore en activité.

kanazawa_9-11
 Crédit photo : Ville de Kanazawa – Temple Daijo-ji

Pour replonger dans la modernité, tout en restant dans l’art et la culture, vous pourrez faire une visite au Musée d’art contemporain du 21e siècle.

kanazawa_8-01
Crédit photo : Ville de Kanazawa

D’autres musées comme le Musée de la préfecture d’Ishikawa des arts et de l’artisanat traditionnels (9h30 – 18h / 350 Y) ou le Musée d’histoire de la préfecture d’Ishikawa vous permettront pour le premier de découvrir l’artisanat local et pour le second un arsenal militaire d’époque ainsi que l’histoire de la ville.

Site du Musée d’art contemporain.

De nombreux sites permettent également aux touristes de s’essayer aux arts locaux, comme celui de la dépose de feuilles d’or.

Guides à télécharger : ici ; ou directement : Guide 1Guide 2.

Plan de la villePlan des bus

La ville propose même un équivalent aux vélibs ! Plus d’infos ici.

Côté climat, les températures sont équivalentes à Tokyo ou Osaka, mais la région est réputée pluvieuse… et de fait enneigée en hiver.

Kanazawa c’est enfin l’occasion de profiter du patrimoine culinaire japonais. La région est célèbre pour la cuisine de Kaga, son riz et ses nombreux légumes. La proximité de la mer du Japon assure des arrivages de poisson ultra-frais, mais aussi de crabe. Pour finir, vous pourrez découvrir les gâteaux locaux et 400 ans d’histoire du saké.

Et au delà ?

La région de Kanazawa vous permettra de découvrir les onsens.

A 45 mn de la gare de Kanazawa, par le bus n°12, vous pourrez par exemple découvrir les sources thermales Yuwaku situées dans un petit village au pied du mont Ito.

Kanazawa s’est aussi l’occasion de se rendre dans les villages historiques de Gokayama et Shirakawa-go, inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.

Vidéos

Source principale : le site de la ville http://www.kanazawa-tourism.com/french/main/index.php

 

2 pings

  1. Jouez et gagnez 2 séjours à Kanazawa au Japon » Japon Facile

    […] Kanazawa, la nouvelle perle touristique de l’ouest japonais […]

  2. La préfecture d’Ishikawa fait sa promotion en vidéo pour attirer les touristes » Japon Facile

    […] Kanazawa, la nouvelle perle touristique de l’ouest japonais […]

Laisser un commentaire