mai 23 2013

Tokyo Skytree, la plus haute tour du Japon, fête ses 1 an d’ouverture au public

La Tokyo Skytree, nouvel emblème de la capitale nippone, a fêté hier son premier anniversaire depuis son ouverture au public. Un évènement marqué par un chiffre symbolique : la tour de 634 mètres a attiré 6,34 millions de visiteurs en un an

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Tokyo Skytree – Photo © Japon Facile octobre 2012

En une année, la Tokyo Skytree de 634 mètres aura attiré 6,34 millions de touristes depuis son ouverture en mai 2012, selon la compagnie Tobu Tower Skytree qui gère l’édifice. Le quartier de Sumida, dans lequel la tour est située, célèbre l’anniversaire tout au long du mois de mai avec défilés, festivals et autres évènements. La tour elle-même est allumée tous les soirs de 19h à 23h de couleurs et de formes variées. Des illuminations festives qui dureront jusqu’au 4 juin. Dès la première semaine qui a suivi son ouverture en 2012, la Tokyo Skytree avait accueilli 1,64 million de visiteurs. Le record de visites a néanmoins eu lieu durant la Golden Week 2013 : 1,77 million de touristes ont grimpé sur les plateformes d’observation de la tour en l’espace d’une semaine. La construction de la Tokyo Skytree, d’un coût de 50 milliards de yens (environ 460 millions d’euros), a débuté en juillet 2008 et s’est terminée en février 2012. Son inauguration a eu lieu le 22 mai 2012.

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Les 2 paliers de la Tokyo Skytree – Photo © Japon Facile octobre 2012

La deuxième plus haute structure du monde

La taille de la Tokyo Skytree – près de deux fois celle de la tour de Tokyo – peut impressionner pour une construction japonaise, pays réputé pour ses séismes. Munie d’un pilier central en béton renforcé et d’amortisseurs à huile, elle a été conçue spécialement pour résister aux tremblements de terre. Alors qu’elle était encore en construction, la tour n’a quasiment pas été affectée par le puissant séisme du 11 mars 2011. La tour de communication et de diffusion, qui culmine à 634 mètres, est la plus grande tour du Japon et le deuxième plus grand édifice du monde, après la tour Burj Khalifa à Dubai. Elle pourrait néanmoins perdre quelques places dans la décennie à venir en raison d’autres structures en construction, dont l’India Tower (720 mètres), la Sky City Tower de Changsha, Chine (838 mètres) et la fameuse Kingdom Tower de Djeddah, Arabie Saoudite (plus de 1.000 mètres).

Source : lepetitjournal.com

Plus d’infos : A la découverte de la Tokyo Sky Tree

 

mai 22 2013

Japon : le Yen faible attire les touristes

923.000 touristes se sont rendus au Japon en avril, soit une progression de 18,1% par rapport à la période correspondante de l’année passée.

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Il profitent de la faiblesse du yen et d’un plus grand nombre de vols charters, a indiqué mercredi un responsable gouvernemental.

Le précédent record était de 879.000 touristes en juillet 2010.

En 2011, le tourisme avait plongé en raison du tremblement de terre suivi d’un tsunami qui avait ravagé le nord-est du Japon et provoqué des fuites radioactives sur le site de Fukushima.

Le nombre de visiteurs en provenance de Taïwan, Thaïlande, du Vietnam, de France et de Russie a atteint un record en avril, mais c’est la Corée du Sud qui remporte la palme avec 204.200 touristes, soit une progression de 33,7% par rapport à l’année dernière.

Cependant, le nombre de visiteurs en provenance de Chine a chuté de 33,0% à 100.200 pour la septième année consécutive, en raison des tensions générées par la revendication par la Chine d’îles japonaises en mer de Chine.

Source : Le Figaro

 

mai 20 2013

Japon: la reprise sera-t-elle un feu de paille ?

Des responsables européens voudraient s’inspirer des Japonais, qui ont inondé leur économie de liquidités pour doper la croissance, mais des économistes préviennent que la reprise nippone pourrait ne durer qu’un an.

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Avec son augmentation du produit intérieur brut (PIB) de 0,9% au premier trimestre par rapport au précédent (3,5% en rythme annualisé), les statistiques publiées jeudi à Tokyo ont fait saliver des hommes politiques du Vieux continent, jusqu’au président français François Hollande, dont le pays vient d’entrer en récession.

Ce redémarrage est d’autant plus notable que depuis vingt ans l’économie japonaise n’a cru en moyenne que de 0,85% par an, freinée entre autres par une déflation persistante que le nouveau Premier ministre de droite, Shinzo Abe, a promis de vaincre en poussant la Banque du Japon (BoJ) à déverser des flots d’argent dans les circuits.
« L’économie japonaise est clairement en phase de reprise », se réjouit Tomo Kinoshita, économiste au groupe de services financiers Nomura. Il souligne la vigueur de la consommation, « soutenue par la dépréciation du yen et la montée des indices boursiers, sur fond d’espoir renaissant ».

Depuis la dissolution de la chambre des députés mi-novembre qui avait fait de M. Abe le favori pour accéder au pouvoir –ce qu’il a fait un mois plus tard– le yen a perdu plus d’un quart de sa valeur face au dollar et à l’euro. L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo s’est envolé dans le même temps de 70%.

Comme nombre de ses confrères, M. Kinoshita crédite M. Abe d’avoir redonné confiance à une population un peu déprimée, qui devrait selon lui consommer davantage grâce aux retombées positives de coups de pouce budgétaires.
Le gouvernement a en effet consacré plus de 40 milliards d’euros aux travaux publics dans son budget annuel, qui s’ajoutent à une somme voisine déjà intégrée dans un plan de relance mis sur les rails en janvier.

Le tournant de 2014

Reste que la propension des entreprises à investir suscite des interrogations : les statistiques de la croissance font apparaître une baisse de 0,7% au premier trimestre.
Vendredi, le ministre des Finances, Taro Aso, s’est pourtant dit certain que les dépenses des firmes en capital allaient désormais augmenter, après la diffusion d’un indicateur très positif sur les commandes de biens d’équipements en mars.
« Les entreprises japonaises sont davantage enclines à investir » maintenant qu’elles croient à une hausse de la consommation des ménages et à celle des exportations grâce à la dépréciation du yen, juge effectivement Takeshi Minami, économiste à l’Institut de Recherche Norinchukin.

Mais même avec un yen affaibli, l’activité des sociétés exportatrices reste fortement dépendante de la conjoncture mondiale.
« La situation pourrait mal tourner si la demande étrangère faiblit et si l’aversion au risque revient sur les marchés financiers », prévient M. Minami.
Le brillant tableau pourrait aussi être assombri par la réticence du patronat à augmenter les salaires, malgré de pressants appels du pied du gouvernement.
« Il n’est pas certain que la consommation continue de progresser, car les revenus des ménages stagnent », avertit Julian Jessop, du centre de recherche Capital Economics. L’effet serait dévastateur si la politique monétaire ultra-accommodante de la BoJ entraînait un décollage de l’inflation sans que les salaires suivent.

Le tournant risque d’intervenir lorsque l’Etat japonais va élever la taxe sur la consommation, de 5% à 8%, en avril 2014 si la croissance le permet.
« L’ironie, c’est que les bonnes statistiques du premier trimestre vont sans doute pousser le gouvernement à augmenter la taxe, ce qui pourrait faire replonger le Japon dans la récession à la mi-2014″, remarque M. Jessop.

Les économistes s’attendent à un surcroît d’achats avant cette échéance, puis à une chute de la consommation juste après. Le gouvernement aurait cette fois plus de mal à doper l’activité par la relance budgétaire, car M. Abe a promis un plan d’assainissement pour contrôler une dette gigantesque représentant 245% du PIB, selon le FMI.
L’archipel pourrait alors retomber dans l’alternance de phases de croissance et de récession qu’il connaît depuis 2008, dissipant le mirage de la reprise modèle aperçu depuis l’Europe.

Source : Le Parisien

 

mai 19 2013

Cet été JAL New Sky et JAL SKY Wi-Fi arrivent chez Japan Airlines

Nouveau sièges, nouvelles cabines, service entièrement repensé, découvrez JAL New Sky sur les vols de Japan Airlines entre Paris et Narita !

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Cela concernera à partir de juillet les vols que la compagnie opère en son nom.

Et à partir du mois d’août, le JAL SKY Wi-Fi (déjà disponible à partir de Londres et Francfort) sera disponible sur les vols au départ de Paris dans toutes les classes.

Tarifs :

  • 1 heure – 11.95 $
  • 24 heures – 21.95 $

Source : http://www.jal.co.jp/en/newsky

 

mai 19 2013

Ghots in the Shell Arise en avant-première au Grand Rex à Paris

Le cinéma le Grand Rex, en partenariat avec le Dernier Bar avant la Fin du Monde, Wakanim.tv et le magazine AnimeLand, annonce officiellement une séance unique du film d’animation Ghost in the Shell : ARISE le vendredi 21 juin 2013 à 20h00.

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Bien qu’il soit rare que les studios japonais acceptent les avant-premières en dehors du Japon, c’est dans le cadre d’une diffusion internationale toujours plus simultanée que le studio Production I.G et l’éditeur Kôdansha ont accepté que ce nouveau Ghost in the Shell soit diffusé en avant-première en France, la veille de sa diffusion au Japon.

Les places, très limitées, seront disponibles sur les billetteries des sites de la Fnac et du Grand Rex. Leur vente sera officiellement lancée à l’occasion de Geekopolis, le salon des Cultures de l’Imaginaire qui se tiendra porte de Montreuil les 25 et 26 mai 2013 au prix unique de 11 euros. Tous les spectateurs se rendant à l’avant-première bénéficieront d’une affiche du film imprimée pour l’occasion.

Ghost in the Shell : ARISE est un arc narratif prévu pour s’étaler sur 4 films, pour lesquels des premières devraient également se tenir au Grand Rex. Les dates de sortie des prochains films ne sont pas encore connues.

Pour ce nouvel opus adapté de l’œuvre de Masamune Shirow, toujours produit au sein du studio Production I.G, le scénario est écrit par le célèbre Tow Ubukata (le Chevalier d’Eon, Mardock Scramble…) et la réalisation assurée par Kazuchika Kise, l’animateur fétiche de Mamoru Oshii qui avait déjà travaillé sur les précédentes versions.

Plus d’informations concernant cet événement sur le site dédié : www.ghostintheshell.fr

Source : AnimeLand

 

mai 19 2013

Découvrez le Parc Tsurumi Ryokuchi d’Osaka en photos

Mise à jour de la Galerie Photo avec le Parc Tsurumi Ryokuchi d’Osaka

Une balade dans ce parc situé sur le site de l’Exposition Internationale des Jardins de 1990. Un havre de paix au cœur de la mégapole d’Osaka où l’on peut apprécier verdure et scènes de la vie quotidienne japonaise.

Parc Tsurumi Ryokuchi d’Osaka

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mai 18 2013

Quand McDonald’s Japan conçoit un Burger français…

Le Japon est bien connu pour ses publicités parfois très déjantées… Et il est aussi connu pour apprécier la gastronomie française, voire même tout ce qui est français, sans avoir peur d’aller dans les fameux clichés Tour Eiffel-Baguette.

L’été dernier, lorsque j’étais au Japon, on pouvait apercevoir à la télévision ou dans le métro une publicité par McDonald’s… sur un burger français ! Cétait à l’occasion de sa série des « Burgers du Monde » (« Sekai no Mac », 世界のマック). Et pour le coup, McDonald’s Japan a choisi d’axer sa communication sur le « typiquement français », en proposant une publicité en Français (et oui!), mettant en scène un chef (toujours français) en train de préparer ce fameux burger, modestement nommé « Le Grand » (ル・グラン). Seulement voilà : la publicité fait en effet très « française », mais pour ce qui est des Burgers, c’est là une autre histoire…

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« Le Grand » disponible en deux versions : Sausage (à gauche) et Tomate (à droite)

On retrouve donc deux burgers qui sont censés incarner « le goût préféré des Parisiens ». Sur le principe, c’est une bonne idée de communiquer de cette façon pour donner l’opportunité aux Japonais de manger un Burger « comme en France ». Seulement, dans la pratique, « Le Grand Sausage » est quelque chose de totalement inconnu chez nous en France ! Comme vous pouvez le voir sur la photo, une étonnante tranche de salami-saucisse remplace les tomates… Le goût préféré des Parisiens, vraiment ?

Source : La Com’ au Japon

 

mai 18 2013

Le Japon accélère sa croissance à 0,9% au 1er trimestre

La croissance du Japon s’est accélérée entre janvier et mars à 0,9%, une bonne nouvelle pour le Premier ministre conservateur Shinzo Abe qui a fait de la relance son cheval de bataille depuis son retour au pouvoir en décembre.

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La troisième puissance économique mondiale était sortie au dernier trimestre 2012 de six mois de récession (avril à septembre) sur fond de conjoncture mondiale déprimée. Entre octobre et décembre, son produit intérieur brut (PIB) avait progressé de 0,3% par rapport au trimestre précédent, d’après des données révisées publiées jeudi.

Selon ces statistiques officielles, l’activité s’est intensifiée au début 2013, encouragée par une certaine reprise de l’économie américaine ainsi que diverses mesures de soutien prises par le nouveau gouvernement au Japon, bien que les entreprises restent prudentes.

Le moral des consommateurs a fortement rebondi depuis le retour aux affaires du conservateur Shinzo Abe en décembre, suite à la large victoire de son Parti Libéral-Démocrate aux législatives du même mois.

Sitôt réinstallé, M. Abe a fait pression sur la Banque du Japon (BoJ) pour qu’elle assouplisse davantage sa politique monétaire, afin d’aider le pays à sortir de la déflation qui entrave la consommation des ménages et l’investissement des entreprises. Cette politique, que les marchés avaient anticipée, a entraîné une envolée de la Bourse de Tokyo, dont l’indice vedette Nikkei a bondi de près de 40% entre mi-novembre et fin mars et progresse encore.

«L’économie japonaise se reprend. Les dépenses des ménages augmentent à mesure que leur revenu, dont leur portefeuille d’action, progresse sur fond d’une conjoncture plus reluisante», s’est enthousiasmé Hideki Matsumura, économiste à l’Institut de Recherche du Japon.

Principal moteur de l’activité, la consommation des ménages a grimpé de 0,9% au premier trimestre par rapport au précédent, bien que des analystes avertissent qu’elle pourrait se faner si les salaires ne progressent pas à leur tour.

Les exportations ont aussi augmenté en ce début d’année, à un rythme vigoureux (+3,8%), tirées par une hausse des ventes d’automobiles notamment vers les Etats-Unis et une accélération des livraisons de produits chimiques. Elles ont grimpé plus vite que les importations (+1,0%), aussi la contribution du commerce extérieur du Japon à sa croissance a-t-elle été positive pour la première fois depuis le premier trimestre 2012.

Jadis structurellement excédentaire grâce à la puissance de l’industrie (automobile, électronique, sidérurgie, etc.), la balance commerciale japonaise est en effet régulièrement déficitaire depuis l’accident nucléaire de Fukushima de mars 2011 qui a élevé les besoins du pays en pétrole et gaz importés.

Nombre d’économistes estiment que la récente dépréciation du yen, favorisée par la politique monétaire ultra-accommodante de la BoJ, devrait continuer de doper l’industrie nationale, ce qui compensera largement l’inconvénient du renchérissement de la facture énergétique.

«La progression de la consommation ne pourra sans doute pas se maintenir à ce rythme, mais des dépenses publiques de relance devraient alors compenser et permettre au PIB de croître peut-être encore plus vite», prédit Yoshiro Sato, du Crédit Agricole.

Le gouvernement a consacré plus de 40 milliards d’euros aux travaux publics dans son budget annuel, qui s’ajoutent à une somme voisine déjà intégrée dans un plan de relance mis sur les rails en janvier.

La demande publique, qui a augmenté de 0,6% au premier trimestre, pourrait donc continuer de grimper et doper la croissance.

Seule ombre au tableau, l’investissement privé (hors immobilier) a continué de reculer, de 0,7%, indiquant que les entreprises restent malgré tout prudentes.

Après une croissance honorable de 2,0% enregistrée en 2012, le PIB japonais pourrait progresser de 1,6% en 2013 d’après les dernières estimations du FMI.

Source : LibérationPhoto : Photo Yoshikazu Tsuno. AFP

 

mai 15 2013

Les « femmes de réconfort » étaient une « nécessité », selon le maire d’Osaka

Pour le maire de la ville japonaise d’Osaka, les « femmes de réconfort » asiatiques enrôlées de force dans les bordels de l’armée nippone durant la dernière guerre mondiale étaient une « nécessité », une déclaration embarrassante pour le gouvernement japonais qui a prudemment pris ses distances.

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« Quand les soldats risquent leur vie sous la mitraille et que vous voulez leur procurer du repos quelque part, c’est clair que vous avez besoin d’un système de femmes de réconfort », a déclaré sans ambages lundi soir Toru Hashimoto, dirigeant de la principale métropole de l’ouest du pays devant toutes les télévisions japonaises.

La plupart des historiens estiment à environ 200.000 le nombre de femmes asiatiques réduites en esclavage sexuel par le Japon. Ces Coréennes, Chinoises et Philippines notamment étaient obligées de travailler dans des bordels militaires de campagne japonais.

Comme l’an dernier lorsque le maire de Nagoya (centre du Japon) avait mis en doute le massacre perpétré en 1937 à Nankin (est de la Chine) par les troupes japonaises (près de 300.000 personnes selon les chiffres officiels chinois), les déclarations de M. Hashimoto ont été immédiatement condamnées à Séoul et Pékin.

« Nous sommes profondément déçus qu’une personnalité officielle défende de tels crimes inhumains », a déclaré à l’AFP une porte-parole du ministère sud-coréen des Affaires étrangères.

« Choqués et furieux », a réagi la porte-parole de la chancellerie chinoise Hong Lei. « De la façon dont il abordera son passé dépendra l’avenir pour le Japon », a-t-elle ajouté.

Le Japon s’est certes excusé pour ces « crimes » mais nie toute responsabilité officielle dans la conduite de ces maisons closes.

Codirigeant du Parti de la Restauration du Japon avec l’ancien gouverneur de Tokyo Shintaro Ishihara, lui aussi connu pour ses déclarations choc notamment anti-chinoises, M. Hashimoto a certes concédé que des femmes avaient été enrôlées de force dans ces bordels militaires mais, a-t-il ajouté, c’est imputable « à la tragédie de la guerre ».

Le secrétaire général du gouvernement, Yoshihide Suga, a refusé mardi de commenter directement cette sortie, se contentant de rappeler la position officielle selon laquelle le Japon reconnaît les souffrances infligées aux peuples de la région durant la dernière guerre mondiale.

Il demeure que les relations du Japon avec la Chine et la Corée du Sud restent indéniablement marquées au fer rouge de la guerre, notamment depuis le retour aux affaires en décembre dernier du « faucon » Shinzo Abe qui souffle alternativement le chaud et le froid.

D’un côté, il affiche sa volonté de réformer la constitution pacifiste du Japon qui lui interdit le recours à la guerre, et aussi de revoir la déclaration officielle de 1995 sur les « remords » du Japon. De l’autre il répète que son gouvernement n’entend pas pour autant revenir sur la reconnaissance par le Japon des souffrances infligées aux peuples d’Asie pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Mais parallèlement, près de 170 parlementaires japonais se sont rendus fin avril au très controversé sanctuaire de Yasukuni à Tokyo, qui honore les soldats tombés au champ d’honneur mais aussi 14 criminels de guerre condamnés par les Alliés après 1945. Suite à cette visite, la plus importante de parlementaires nippons depuis 23 ans dans ce lieu symbole par excellence pour les voisins asiatiques du passé impérialiste nippon, Séoul avait annulé un voyage au Japon du chef de sa diplomatie.

D’autres initiatives du conservateur Abe ont été tout aussi mal perçues par les pays voisins: fin janvier, son gouvernement a approuvé un budget militaire en hausse, une première depuis onze ans, à 52 milliards de dollars pour 2013-2014 (38,7 milliards d’euros).

Et pour la première fois, le Japon a célébré fin avril devant l’empereur l’anniversaire de la souveraineté recouvrée du pays en 1952 après sept ans d’occupation américaine.

Source : Nouvel Obs

 

mai 15 2013

Chute du yen : les gagnants et les perdants

Les produits made in Japan de Toyota, Mazda ou Murata en profitent, mais l’énergie, le ciment ou l’acier souffrent.

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Usine de production de Toyota au Japon. – Photo Toshifumi Kitamura/AFP

La chute du yen a un impact comptable favorable sur les résultats de tous les groupes nippons ayant des activités à l’étranger. Lorsqu’ils rapatrient au Japon et convertissent en yens les profits qu’ils ont réalisés dans d’autres devises, ces bénéfices apparaissent mathématiquement supérieurs. La baisse du yen a également des conséquences sur la compétitivité de certaines entreprises de l’archipel, mais l’ensemble de « Japan Inc » ne profite pas de cette évolution des taux de change.

Automobile

Plus que leurs concurrents domestiques, Toyota et Mazda ont conservé d’importantes capacités de production au Japon. Et ils continuent d’exporter une partie des véhicules qu’ils fabriquent localement. Sur la dernière année fiscale, Toyota, le premier constructeur mondial, a ainsi fabriqué 3 millions de véhicules au Japon – il en a produit près de 6 autres millions à l’étranger – et il a exporté la moitié de ces voitures made in Japan. « Cela ne signifie pas que l’on baisse les prix de nos voitures exportées car les tarifs sont déterminés par la compétition et le positionnement marketing mais nos marges progressent », explique un cadre du groupe. Pour Mazda, ce gain est plus important encore. Ses usines japonaises produisent encore 70 % des 1,2 million de véhicules qu’il écoule chaque année et 80 % de sa production japonaise est exportée. Sur le dernier exercice fiscal, le recul du yen lui a permis de redevenir rentable pour la première fois en cinq ans, avec un profit net de 34,3 milliards de yens.

Pour Nissan, qui a très largement délocalisé sa production pour se rapprocher de ses marchés clefs, l’impact industriel est quasi nul. Nissan ne fabrique plus qu’un million de voitures par an au Japon. S’il exporte un peu plus de la moitié de ces unités made in Japan, il s’est efforcé, ces dernières années d’acheter de plus en plus de composants en Corée du Sud, en Chine et en Thaïlande. Sa « Note » produite dans son usine de Kyushu comprend ainsi 45 % de pièces fabriquées dans d’autres pays. Ces achats sont désormais plus coûteux.

Electronique

Panasonic qui exporte encore des téléviseurs depuis ses sites japonais espère qu’il va pouvoir enfin rentabiliser cette année cette activité grâce à la dépréciation de la monnaie nippone. Dans son usine de Yokkaichi, Toshiba pousse, lui, ses volumes de production de mémoires Flash NAND pour profiter de ce regain de compétitivité sur les marchés étrangers face notamment à Samsung, son grand concurrent sud-coréen. Murata, qui fabrique des composants pour smartphones et tablettes, vient aussi d’augmenter sa production domestique et a annoncé qu’il misait, grâce au recul du yen, sur un bond de 65 % de son profit net sur l’exercice fiscal qui s’achèvera en mars 2014.

Sony a fortement revu à la baisse, ces dernières années, ses exportations de produits made in Japan. Il explique régulièrement que la baisse du yen n’impactera pas sa stratégie industrielle.

Energie

Les grands électriciens du pays qui sont pour la plupart déficitaires depuis l’arrêt de leurs réacteurs nucléaires ont prévenu qu’ils allaient devoir augmenter les prix de l’électricité pour compenser le bond du coût de leurs importations de pétrole, de charbon et de gaz naturel.

Acier

Les sidérurgistes doivent encaisser le bond des prix de l’électricité, mais aussi la hausse du coût de leurs importations de minerai de fer et de charbon. Ils espèrent qu’une hausse des exportations d’acier à forte valeur ajoutée va permettre d’absorber ces effets négatifs.

Pétrochimie, papier, ciment

Dans ces secteurs, très gourmands en matières premières importées, les états-majors ont commencé à rencontrer leurs grands clients pour les convaincre d’encaisser une partie du renchérissement. Les producteurs de papier notent toutefois que les produits de leurs concurrents étrangers paraissent aussi, soudain, plus chers aux yeux des clients de l’Archipel.

Source : Les Echos

 

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